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Aide au développement : et si on commençait par la base ?

Publié dans Actualités,Plaidoyer

La Coalition Éducation, dont Aide et Action est membre, lance aux cotés de 6 autres organisations, une campagne de plaidoyer pour rappeler à la France ses responsabilités vis-à-vis des pays pauvres, notamment suite à la pandémie de la COVID-19. 

En 2019, moins de la moitié de la population mondiale avait accès à des services de santé. 258 millions d’enfants étaient toujours exclus de l’éducation et 690 millions de personnes souffraient de la faim. Engagement avait pourtant été pris en septembre 2015 par 193 Etats, dont la France, de construire d’ici à 2030 un monde plus juste, durable et sans inégalité. Force est de constater que cet objectif relève plus de la chimère, d’autant que la pandémie de la COVID-19 et ses conséquences économiques et sociales dramatiques ont sans aucun doute aggravé la situation. 

La COVID a fait reculer l’accès aux services de base

On estime d’ores et déjà que 24 millions d’enfants ne retourneront pas à l’école suite à la pandémie en raison de la hausse de la pauvreté et que 270 millions de personnes supplémentaires souffriront de la faim à un niveau critique avant la fin de l’année, soit une augmentation de 82 % depuis 2019 des suites de la pandémie. Autrement dit, avant la fin de l’année, entre 6 000 et 12 000 personnes pourraient mourir de faim chaque jour du fait des impacts économiques et sociaux de la pandémie, soit potentiellement plus que les victimes du virus d’ici fin 2024. La COVID-19 a encore fait reculer drastiquement l’accès aux services de base essentiels, notamment dans les pays les plus pauvres et pour les populations les plus vulnérables. Pour la première fois dans l’histoire, le monde pourrait basculer et voir les progrès si difficilement obtenus en matière de développement disparaître définitivement. 

ONGs et Coalitions se mobilisent pour rappeler à la France ses responsabilités !

Face à une telle crise, Action contre la Faim, Action Santé Mondiale, la Coalition Eau, One, Oxfam et Solidarité Sida ainsi que la Coalition Education dont Aide et Action est membre, lancent la campagne “Aide au développement : et si on commençait par la base ?”. L’objectif : rappeler à la France ses responsabilités vis à vis des pays les plus pauvres et lui demander de renforcer l’impact social de son l’aide au développement. A l’heure qu’il est la France n’a jamais respecté son engagement d’allouer 0.7% du PIB à son Aide Publique au Développement. Elle l’a certes augmenté au fil des ans mais la part d’APD allouée aux services essentiels a elle stagné ou diminué. A l’heure qu’il est  la loi de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales (LOP-DSLIM), qui fixera la politique de développement de la France jusqu’en 2025,  n’a pas cessé d’être repoussée. Pourtant, face à la gravité de la crise, il est impératif que le projet de loi soit présenté en Conseil des Ministres et qu’il fasse de l’accès universel et équitable aux services sociaux de base une priorité politique et financière. 

Pour en savoir plus, consultez le document de positionnement de la campagne “Aide au développement : et si on commençait par la base ?”.