PROJEG

Après 12 ans d’action, Aide et Action se réjouit du renforcement de la société civile en Guinée

Publié dans Actualités

Crédit photo : Mathieu Cros

Lundi 20 janvier, à Paris, avait lieu la journée de clôture officielle du Programme Concerté de Renforcement des Capacités des Organisations de la Société Civile et de la Jeunesse Guinéennes (PROJEG). L’occasion de revenir sur 12 ans d’intervention en Guinée et d’en tirer un bilan plus que concluant !

Depuis 2007, Aide et Action est le chef de file d’un Programme Concerté de Renforcement des Capacités des Organisations de la Société Civile et de la Jeunesse Guinéennes (PROJEG), soutenu par l’Agence Française de Développement. Cet espace de concertation et de travail collectif, où sont rassemblés plus de 500 organisations des sociétés civiles et des pouvoirs publics guinéens et français, est destiné à renforcer le développement et la paix en Guinée.

Enjeux et des sujets phares pour la Guinée

Lundi 20 janvier, à Paris, Aide et Action organisait la journée de clôture officielle du projet. Pour l’occasion, une centaine de personnes a pu participer aux tables rondes suivantes afin de découvrir les résultats et les changements obtenus : Comment favoriser la prise en compte de la jeunesse dans l’espace  démocratique ? Quelle contribution du PROJEG à l’ordre démocratique en Guinée ? Quel impact du PROJEG sur le secteur minier, ses textes et ses pratiques ? Se désengager en favorisant l’autonomisation et la pérennité des dynamiques d’acteurs : , quelle expérience du PROJEG ?

« Nous avons travaillé sur des enjeux et des sujets phares pour la Guinée, tels que la corruption, la jeunesse, les droits de l’homme et l’état de droit, ainsi que les mines, précise Sonia Vinolas, Coordinatrice France du PROJEG. C’est une vraie chance que le projet ait pu durer 12 ans car ça nous a permis de structurer l’action et d’aller plus loin. Nous avons obtenu de grands résultats, de grandes réussites et de grands changements. Mais le plus impressionnant c’est surtout l’évolution des acteurs qui ont grandi d’année en année. C’est un vrai sujet de fierté pour nous. »

Un impact considérable

En effet, l’impact du PROJEG est considérable par sa durée déjà, mais aussi par sa portée puisque 16 000 personnes ont été touchées et ont ainsi pu se structurer pour influer sur les décisions des pouvoirs publics, autour de sujets fondamentaux. Grâce à l’appui du projet, plus de 50 propositions ont été faites par la société civile pour améliorer le nouveau Code minier. Le Mouvement Social, plateforme qui réunit le patronat, les organisations de défense des droits de l’Homme, l’ensemble des centrales syndicales, l’ordre des avocats, la confédération nationale des organisations paysannes et des réseaux de la société civile a été lancé. De la veille et du plaidoyer sur la démocratie et l’état de droit ont été menées. Des actions de prévention de conflits à caractère communautaire ont été menées, ainsi que des actions visant à appuyer des consortiums d’organisations dans la documentation de cas de violation des droits de l’homme.

Des pratiques traduisant l’égalité et le respect

Dans l’ensemble de ses axes de travail, le PROJEG a encouragé l’expression de la jeunesse et sa participation active au sein de la société guinéenne. « Les acteurs de la société civile, y compris les jeunes, sont devenus de vrais acteurs politiques dans le sens noble du terme. Ils sont devenus plus légitimes et bénéficient désormais d’écoute et de reconnaissance, précise Moctar Diallo, Directeur d’Aide et Action en Guinée et coordinateur du programme. Ils sont davantage experts sur les enjeux du pays, plus autonomes et exemplaires avec des pratiques traduisant l’égalité et le respect. »

« Désormais, le dernier chantier, peut-être le plus important, est de faire en sorte que la dynamique continue. Aujourd’hui le programme s’arrête, mais seulement sur les plans administratif et financier, les acteurs eux vont continuer à être en lien et à travailler. La Guinée va affronter des heures très sombres, avec des risques de déstabilisation et de crises internes, il est important que tous continuent à s’investir pour que le pays ne soit pas isolé », conclut Sonia.