Bidonville d'Argenteuil

Vivre en habitat précaire, une fragilité au quotidien

Publié dans Actualités

Crédits photo : Aide et Action

Depuis près de 40 ans, Aide et Action accompagne les populations les plus vulnérables et marginalisées. Parmi elles, les personnes vivant en habitat précaire sont exposées à de multiples dangers et  voient souvent leurs droits fondamentaux reniés, y compris celui à l’éducation.

Le 1er mai dernier, un incendie s’est déclaré au sein d’un bidonville à Argenteuil. Plus de 30 habitations ont été détruites et de nombreuses familles, déjà vulnérables, se sont retrouvées d’autant plus fragilisées. Pour Aide et Action, cette situation n’est pas tolérable.

Une situation intolérable

En France, plus de 100 000 enfants âgés de 3 à 16 ans ne sont pas scolarisés. La plupart d’entre eux vivent en squat, en bidonville ou à la rue et sont confrontés à de multiples difficultés telles que la complexité des démarches administratives pour l’inscription à l’école, les expulsions régulières du domicile, le refus d’accorder la protection de l’enfance aux mineurs isolés étrangers, ou encore le manque d’infrastructures et de personnel qualifié. Privés d’accès à l’école, ces enfants sont condamnés à l’exclusion.

En France, comme ailleurs, les personnes vivant en habitat précaires sont en situation de grande fragilité. L’incendie qui s’est déclaré dans le bidonville d’Argenteuil n’est qu’un exemple, parmi tant d’autres, des dangers auxquels sont exposées quotidiennement ces populations. Notre croyance en l’égalité des droits pour tous les êtres humains est inébranlable. En levant les obstacles à l’inclusion dans l’éducation, nous aidons les individus à exercer leurs droits. 

Protéger les droits des enfants

Notre action est guidée par une méthodologie d’approche axée sur les droits. Elle vise à promouvoir et à protéger les droits humains, en particulier les droits de l’enfant et le droit à l’éducation. C’est pourquoi, nous promouvons la médiation scolaire comme outil de dialogue indispensable entre les instances de l’éducation nationale et les enfants vivant en habitat précaire. Cette méthode consiste à prendre en compte toutes les parties prenantes (enfant et famille, enseignant et école) et à analyser le cumul des différents facteurs conduisant à une situation de rupture du lien école/ élève/ famille. Pour éviter que ces enfants vulnérables restent invisibles tant qu’ils ne sont pas effectivement inscrits dans les établissements scolaires, il est primordial de réduire la distance qui s’est creusée entre les enfants et les institutions qui sont censées les accueillir.
Par ailleurs, nous demandons donc que la France respecte ses engagements pris en ratifiant la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant (CIDE), il y a 30 ans, et garantisse la protection, l’éducation, la participation et la sécurité de tous les enfants.