Crises mondiales : l’urgence de maintenir l’accès à l’éducation

Publié dans Actualités,Espace presse

Paris, le 24 novembre 2021 – Conflits armés, pandémies, fragilités économiques, catastrophes naturelles… Les crises se multiplient et s’aggravent. Les enfants les plus vulnérables en sont les premières victimes. Leurs droits fondamentaux, dont le droit à l’éducation, sont gravement bafoués et niés. 

Aide et Action, association internationale de développement par l’éducation, lance une campagne de sensibilisation, de mobilisation et de soutien à ses actions.

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« Il y a eu des attaques dans des villages proches du mien : des tueries, des destructions, des enlèvements… Ils ont menacé de détruire l’école si on ne la fermait pas. J’ai très peur. » – Tata Diarra, élève en classe de 6ème, Mali. « Nous avons reçu des menaces de mort à l’école. Nous avons découvert l’affiche le matin et, la nuit suivante, l’école a été incendiée, tout est parti en fumée » – Madame Kindo, institutrice, Région du Sahel => Entre avril 2017 et juillet 2020, au Burkina Faso, au Mali et au Niger, du fait des conflits, attaques, exactions et violences perpétrées dans la Région du Sahel, le nombre de fermetures d’écoles a été multiplié par 7. 

 « Lorsque les écoles ont fermé, nous n’avons pas pu suivre les élèves. Enseigner en ligne ? Nous n’avons pas suffisamment d’équipements technologiques et nous ne savons pas les utiliser. » – SomBat Xongyer, directeur d’une école primaire, Laos => Il y a un an, la pandémie de COVID-19, « la perturbation la plus grave de l’éducation de toute l’histoire » selon l’UNESCO, privait 1,6 milliard d’enfants et de jeunes d’éducation. Aujourd’hui, 24 millions de jeunes, dont 11 millions de filles, risquent de ne jamais pouvoir reprendre leur scolarité.

« Sur le chantier, j’aide mes parents à fabriquer des briques, en plein soleil. Je tombe souvent malade. L’école et mes amis me manquent » – Sumitra, 13 ans, Inde => La crise de la COVID-19 a encore détérioré la situation économique des familles les plus vulnérables. 1 enfant sur 10 est contraint de travailler et ainsi aider à subvenir aux besoins essentiels de sa famille. En Inde, le nombre d’enfants migrants travaillant sur des chantiers de construction a été multiplié par deux depuis le début de la pandémie.

 « Lors des inondations, notre récolte a été détruite. Nous n’avions plus beaucoup de nourriture en réserve et le marché était fermé. J’étais inquiète pour ma petite-fille » – Mme Pich Choeun, Cambodge => 1 enfant sur 2 voit ses droits fondamentaux fortement menacés par la crise climatique. 

L’éducation lutte contre la pauvreté, apprend à prévenir les maladies, le « vivre ensemble », la tolérance, la citoyenneté ou encore l’écologie. C’est pourquoi, depuis 40 ans, Aide et Action œuvre pour donner accès à une éducation de qualité aux populations les plus vulnérables et marginalisées, en particulier les enfants, les filles et les femmes, afin que toutes et tous puissent maîtriser leur propre développement et contribuer à un monde, durable et pacifié.

Ainsi, dans la Région du Sahel, nos équipes soutiennent les communautés déplacées par les conflits et mettent en place des alternatives éducatives pour que les enfants les plus vulnérables, notamment les filles, poursuivent leur scolarité et pour, ainsi, les éloigner de la menace terroriste. En Asie du Sud-Est, nos stations sanitaires mobiles vont à la rencontre des enfants les plus isolés afin d’assurer une continuité pédagogique, rattraper le retard scolaire et former aux gestes barrières. Sur les chantiers de construction indiens, nos centres éducatifs dédiés accueillent et protègent les enfants migrants du travail infantile. Au Cambodge, où les inondations sont de plus en plus fréquentes et conséquentes, nous distribuons des kits d’urgence aux familles vulnérables et organisons des espaces d’accueil pour que les enfants continuent d’apprendre, de s’amuser et surmontent leurs traumatismes.

Charles-Emmanuel BALLANGER, Directeur Général International d’Aide et Action, lance un appel : « Les progrès réalisés au cours de ces dernières années n’ont jamais autant été fragilisés et remis en question. L’urgence éducative est aigüe, réelle et critique. Nous ne pouvons pas laisser les crises actuelles dicter l’avenir des plus jeunes ! »

En cette fin d’année, Aide et Action lance une campagne de sensibilisation, de mobilisation et de soutien à ses actions. 

Voir la campagne « Ne laissons plus les crises dicter leur avenir ! »

 

Contact presse : Aide et Action : Anne Cassiot – anne.cassiot@aide-et-action.org – +33 (0)1.55.25.70.13