Une fillette dans une briqueterie

« La priorité pour nous c’est la nourriture, pas l’éducation »

Publié dans Éducation

7 jours sur 7, entre 10 et 14 heures par jour, sous un soleil de plomb, ils mélangent de l’argile, fabriquent des briques et les transportent sur des dizaines de kilomètres. « Ils » n’ont pourtant pour la plupart pas encore atteint leur 15ème anniversaire.

« Nous restons 6 à 8 mois dans les usines à brique, explique Butuni, 15 ans à peine. J’ai arrêté mes études pour suivre mes parents chaque année, j’aimerai bien retourner à l’école mais ma mère dit que nous sommes trop pauvres. Notre priorité c’est d’avoir à manger, pas les études », ajoute-telle dans l’interview accordée à The Political and Business Daily. Le sort de Burunti, aussi tragique soit-il, n’est pourtant pas exceptionnel.

En Inde, ils sont chaque année quelques 10 millions d’enfants issus de la communauté migrante à suivre leurs parents d’états en état à la recherche d’emplois précaires qui leur permettent de survivre. Et le phénomène, du fait de la pauvreté grandissante des ménages, ne cesse de s’accroître : une étude menée par Aide et Action International et l’association International Labor Organization montre en effet que les migrations ont augmenté de plus de 20% au cours de l’année 2011 comparée à 2010. La plupart des enfants ont entre 6 et 14 ans, ne vont pas à l’école et n’ont pas accès aux soins et services de base.

« Les enfants migrants ne sont pas acceptés ni à l’école ni par les communautés et ils sont constamment vus comme des marginaux », explique Umi Daniel, Responsable Migration pour Aide et Action Internationale Asie du Sud. « Grâce aux actions de mobilisations que nous avons menées depuis plusieurs année, nous avons pu recenser une grande majorité d’enfants, mais cela ne suffit pas à les scolariser dans les écoles alternatives que nous avons créées. Dès qu’ils arrivent sur les sites de construction, les enfants sont mis au travail. Par les propriétaires qui y voient une main d’œuvre peu chère et agile, et par les parents eux-mêmes qui voient en eux une source de revenus non négligeable. L’accès à l’éducation est pourtant leur seule opportunité pour sortir du cercle de la misère », ajoute Umi Daniel.

« La priorité pour nous c’est la nourriture, pas l’éducation »

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7 jours sur 7, entre 10 et 14 heures par jour, sous un soleil de plomb, ils mélangent de l’argile, fabriquent des briques et les transportent sur des dizaines de kilomètres. « Ils » n’ont pourtant pour la plupart pas encore atteint leur 15ème anniversaire.

« Nous restons 6 à 8 mois dans les usines à brique, explique Butuni, 15 ans à peine. J’ai arrêté mes études pour suivre mes parents chaque année, j’aimerai bien retourner à l’école mais ma mère dit que nous sommes trop pauvres. Notre priorité c’est d’avoir à manger, pas les études », ajoute-telle dans l’interview accordée à The Political and Business Daily. Le sort de Burunti, aussi tragique soit-il, n’est pourtant pas exceptionnel.

En Inde, ils sont chaque année quelques 10 millions d’enfants issus de la communauté migrante à suivre leurs parents d’états en état à la recherche d’emplois précaires qui leur permettent de survivre. Et le phénomène, du fait de la pauvreté grandissante des ménages, ne cesse de s’accroître : une étude menée par Aide et Action International et l’association International Labor Organization montre en effet que les migrations ont augmenté de plus de 20% au cours de l’année 2011 comparée à 2010. La plupart des enfants ont entre 6 et 14 ans, ne vont pas à l’école et n’ont pas accès aux soins et services de base.

« Les enfants migrants ne sont pas acceptés ni à l’école ni par les communautés et ils sont constamment vus comme des marginaux », explique Umi Daniel, Responsable Migration pour Aide et Action Internationale Asie du Sud. « Grâce aux actions de mobilisations que nous avons menées depuis plusieurs année, nous avons pu recenser une grande majorité d’enfants, mais cela ne suffit pas à les scolariser dans les écoles alternatives que nous avons créées. Dès qu’ils arrivent sur les sites de construction, les enfants sont mis au travail. Par les propriétaires qui y voient une main d’œuvre peu chère et agile, et par les parents eux-mêmes qui voient en eux une source de revenus non négligeable. L’accès à l’éducation est pourtant leur seule opportunité pour sortir du cercle de la misère », ajoute Umi Daniel.