Des lois impuissantes pour stopper la violence faite aux femmes?

Publié dans Éducation

 

Si la situation des femmes dans le monde est terrible au vu des dernières statistiques, de vastes progrès ont pourtant été accomplis au cours des dernières années : 125 des 193 pays membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) interdisent aujourd’hui la violence conjugale, 89 pénalisent l’excision. Par ailleurs, la violence sexuelle en période de conflit est depuis trois ans qualifiée par le Conseil de sécurité de crime de guerre ou de crime contre l’humanité. La Convention européenne pour prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes, signée en 2011 à Istanbul, marque aussi un tournant par les objectifs spécifiques qu’elle s’est fixés en matière de prévention, de protection des victimes et de poursuite des auteurs. Mais alors comment expliquer aujourd’hui que les violences quotidiennes contre les femmes, ces crimes impunis contre près de la moitié de l’humanité, n’aient pas disparu ? Pourquoi la violence à leur encontre reste-t-elle aujourd’hui l’une des violations les plus répandues et l’un des crimes les moins poursuivis au monde?

Face à ce fléau qui affecte toutes les sociétés et dont les coûts pèsent sur les économies nationales, les lois manquent et les peines ne sont pas à la hauteur des violences subies. Si faire évoluer les lois afin que soient reconnus les droits des femmes à disposer d’elles-mêmes est aujourd’hui essentiel, le sort des filles et des femmes de notre monde ne s’améliorera pas sans un profond changement des mentalités. Un chantier long difficile, qu’ONG et associations, dont Aide et Action, ont entrepris au travers de programmes d’éducation et de sensibilisation.