Une classe d'école en France

France : Le système scolaire mal noté

Publié dans Éducation

Le rapport de l’UNICEF sur le bien-être des enfants dans les pays riches, publié le 10 avril 2013, montre une fois de plus la faiblesse du système scolaire français. En matière de réussite scolaire à l’âge de 15 ans, l’hexagone est classé 15ème et 19e (sur 29 pays) pour la scolarisation dans l’enseignement secondaire. La France fait notamment partie des pays qui comptent le plus d’adolescents de 15 à 19 ans qui ne sont ni à l’école, ni en formation, ni sur le marché du travail. Ce constat d’une école française mal en point n’est pas nouveau.

Le Rapport PISA publié en 2011 ou l’étude PIRLS (Progress in international reading literacy study), de mai 2011, qui mesure tous les cinq ans les performances des élèves terminant leur quatrième année de scolarité obligatoire, montre que la France est bien en-deçà de la moyenne européenne pour ce qui est des performances en lecture des élèves de CM1. Autre constat particulièrement préoccupant : ce sont l’ensemble des écoles et l’ensemble des élèves qui enregistrent des résultats en recul par rapport à la moyenne européenne, pas seulement les enfants vivant dans des quartiers dits sensibles.

Dès septembre 2012 Aide et Action alertait sur la dégradation du système scolaire français. Aussi, dans un tel contexte, la volonté du gouvernement français de refonder l’école paraît opportune. La circulaire de rentrée 2013 publiée jeudi 11 avril 2013 par le Ministère de l’Education Nationale annonce entre autre la création de plus de 6 700 postes dans les établissements publics pour faire face à l’arrivée de 60 000 élèves supplémentaires dans le primaire et le secondaire, la mise en place d’une formation initiale des professeurs avec la création des Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), la scolarisation des moins de 3 ans dans les zones défavorisées pour lutter contre l’échec scolaire, ainsi que la mise en œuvre du principe du “plus de maîtres que de classes” pour varier les pédagogies et diminuer les problèmes d’absences et de remplacements. Dès 2014, le socle des connaissances, compétences et de culture devraient être ré-écrits et les programmes réécrits. Reste toutefois à voir si ces mesures suffiront à redonner à notre enseignement le souffle qu’il a perdu.