Sur le Chemin de l’école : Que sont-ils devenus ?

Publié dans Éducation

« Il est impossible de s’immerger dans ce genre de projet et d’en ressortir comme si de rien n’était, en laissant les gens là où on les a rencontrés. Je vois toujours les enfants, j’entretiens une relation avec eux qui est très forte », explique Pascal Plisson, réalisateur du film Sur le Chemin de l’école. Depuis la fin du tournage, les mois ont passé et nos 4 héros ont vu leurs vies évoluer sensiblement.
Les 4 héros de Sur le Chemin de l’école ne sont pas devenus des stars de cinéma. Ils sont restés dans leur village auprès de leur famille et continuent de se rendre chaque jour à l’école. Toutefois leurs conditions se sont améliorées.
Au moment de la sortie du film, Jackson, qui avait toujours rêvé de prendre l’avion et de voyager, est venu à Paris sur l’invitation de l’Institut du Monde Arabe. Il est resté 5 jours en France et lors d’une projection, il a pris la parole pour dire qu’il était content d’être à Paris et que « l’éducation pouvait changer sa vie, la vie de sa communauté, et la vie de l’Afrique ». De retour au Kenya, Jackson a reçu une bourse et a changé d’école avec sa sœur. Ils vivent désormais dans un internat et rentrent régulièrement chez leurs parents. Salomé, qui était si timide, est désormais une petite fille dynamique, pleine de joie de vivre.

La scolarité de Samuel est également parrainée. Il a abandonné son vieux fauteuil roulant, fait de bric et de broc pour un véritable fauteuil roulant et il est suivi médicalement. Il se rend toujours dans la même école avec ses deux frères.

Carlos rêve d’être vétérinaire, il a lui reçu le soutien d’associations locales et du réalisateur Pascla Plisson pour assurer sa scolarité. Il est désormais en internat et sa jeune sœur continue de se rendre seule à l’école à cheval.

Zahira est aujourd’hui en 3ème. « J’ai été très surprise en découvrant le film », raconte-t-elle. Aujourd’hui, de nombreux marocains qui ont vu le film viennent me voir le week-end au village. Mes parents sont très fiers, le plus important pour moi c’est que ceux qui ont vu le film ont compris à quel point l’éducation était essentielle. Je veux continuer à étudier au lycée à Asni tout d’abord puis faire des études supérieures plus loin. Quand je serai adulte je serai médecin et je reviendrai exercer dans mon village. »

Les 23 et 24 novembre dernier 50 femmes (femmes d’affaires, entrepreneurs, avocates…) ont accompagné Zahira sur le trajet qu’elle parcourt pour aller à l’école et ont partagé son quotidien pendant 2 jours. Cette marche pour l’éducation visait à encourager les initiatives d’appui à la scolarisation, à attirer l’attention des autorités locales et régionales sur les efforts à consentir pour une amélioration des conditions de scolarisation des filles, et à informer et sensibiliser les populations et particulièrement les mères quant à l’importance de l’éducation des filles.
> Pour aider les jeunes à saisir les enjeux complexes de l’éducation évoqués par le film, Aide et Action propose aux enseignants un accompagnement pédagogique, notamment en intervenant et en animant des débats lors des « sorties cinéma » des classes. L’association travaille également à un dossier pédagogique sur les thèmes liés au film et sur les enjeux de l’accès à l’éducation à l’international.

Zahira et ses amies au Maroc

Sur le Chemin de l’école : Que sont-ils devenus ?

Publié dans Éducation,Partenariats

« Il est impossible de s’immerger dans ce genre de projet et d’en ressortir comme si de rien n’était, en laissant les gens là où on les a rencontrés. Je vois toujours les enfants, j’entretiens une relation avec eux qui est très forte », explique Pascal Plisson, réalisateur du film Sur le Chemin de l’école. Depuis la fin du tournage, les mois ont passé et nos 4 héros ont vu leurs vies évoluer sensiblement.

Les 4 héros de Sur le Chemin de l’école ne sont pas devenus des stars de cinéma. Ils sont restés dans leur village auprès de leur famille et continuent de se rendre chaque jour à l’école. Toutefois leurs conditions se sont améliorées.

Au moment de la sortie du film, Jackson, qui avait toujours rêvé de prendre l’avion et de voyager, est venu à Paris sur l’invitation de l’Institut du Monde Arabe. Il est resté 5 jours en France et lors d’une projection, il a pris la parole pour dire qu’il était content d’être à Paris et que « l’éducation pouvait changer sa vie, la vie de sa communauté, et la vie de l’Afrique ». De retour au Kenya, Jackson a reçu une bourse et a changé d’école avec sa sœur. Ils vivent désormais dans un internat et rentrent régulièrement chez leurs parents. Salomé, qui était si timide, est désormais une petite fille dynamique, pleine de joie de vivre.

La scolarité de Samuel est également parrainée. Il a abandonné son vieux fauteuil roulant, fait de bric et de broc pour un véritable fauteuil roulant et il est suivi médicalement. Il se rend toujours dans la même école avec ses deux frères.
Carlos rêve d’être vétérinaire, il a lui reçu le soutien d’associations locales et du réalisateur Pascla Plisson pour assurer sa scolarité. Il est désormais en internat et sa jeune sœur continue de se rendre seule à l’école à cheval.
Zahira est aujourd’hui en 3ème. « J’ai été très surprise en découvrant le film », raconte-t-elle. Aujourd’hui, de nombreux marocains qui ont vu le film viennent me voir le week-end au village. Mes parents sont très fiers, le plus important pour moi c’est que ceux qui ont vu le film ont compris à quel point l’éducation était essentielle. Je veux continuer à étudier au lycée à Asni tout d’abord puis faire des études supérieures plus loin. Quand je serai adulte je serai médecin et je reviendrai exercer dans mon village. »

Les 23 et 24 novembre dernier 50 femmes (femmes d’affaires, entrepreneurs, avocates…) ont accompagné Zahira sur le trajet qu’elle parcourt pour aller à l’école et ont partagé son quotidien pendant 2 jours. Cette marche pour l’éducation visait à encourager les initiatives d’appui à la scolarisation, à attirer l’attention des autorités locales et régionales sur les efforts à consentir pour une amélioration des conditions de scolarisation des filles, et à informer et sensibiliser les populations et particulièrement les mères quant à l’importance de l’éducation des filles.

> Pour aider les jeunes à saisir les enjeux complexes de l’éducation évoqués par le film, Aide et Action propose aux enseignants un accompagnement pédagogique, notamment en intervenant et en animant des débats lors des « sorties cinéma » des classes. L’association travaille également à un dossier pédagogique sur les thèmes liés au film et sur les enjeux de l’accès à l’éducation à l’international.