En Inde, la Fondation SNCF nous aide à soutenir la population face aux impacts de la pandémie de COVID-19

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Crédit photo : Chandra Kiran Katta/AEA

Depuis 2017, Aide et Action et la Fondation SNCF interviennent ensemble en faveur des enfants migrants en Inde en leur assurant l’accès à l’éducation et à leurs droits. Mais avec l’arrivée de la COVID-19, notre projet a dû s’adapter et proposer de nouvelles réponses face à l’émergence de nouveaux besoins.

Le projet que nous développons depuis 2017 avec le soutien de la Fondation SNCF, vise à garantir l’accès à l’éducation et aux droits des enfants migrants en Inde. Pour cela, nous construisons des centres d’accueil et d’apprentissage (Child Care and Learning Centers) sur les chantiers où travaillent leurs parents, dans la banlieue d’Hyderabad dans l’État de Telangana. 

La première phase du projet a permis d’établir cinq centres et d’y accueillir 1047 enfants, ainsi que de scolariser 439 enfants dans les écoles alentour. Elle a également permis de créer un environnement plus favorable au bon développement des enfants vivant sur les chantiers et a changé considérablement l’attitude des parents en leur faisant prendre conscience de l’importance de l’éducation pour leurs enfants. 

Accompagner et rassurer

Mais alors que la deuxième phase devait se concentrer sur l’amélioration de l’accès aux droits et prestations étatiques des migrants, elle a été interrompue en mars dernier avec l’arrivée de la pandémie de COVID-19.  Suite au confinement et à la fermeture des chantiers, les travailleurs migrants ont été privés de revenus et nombreux sont ceux qui souhaitaient retourner dans leur village d’origine ; malgré le danger mortel qu’un tel trajet pouvait représenter.

Le projet a donc dû se réadapter. Aide et Action et la Fondation SNCF ont décidé d’accompagner la population différemment, en proposant un soutien d’urgence aux familles. Grâce à des facilitateurs présents sur les chantiers, les migrants ont pu être sensibilisés sur le risque que représentait le voyage. Dès lors, nous avons assuré l’approvisionnement de ceux qui restaient en leur fournissant des biens de première nécessité (nourriture, santé, hygiène). 

Nous avons également fait le lien avec les autorités locales afin que les migrants aient accès aux services de l’État et que la continuité éducative de leurs enfants soit assurée dans la mesure du possible. Enfin, grâce à nos bonnes relations avec les employeurs, nous avons également pu nous assurer que les travailleurs retrouveraient leur emploi dès l’ouverture des chantiers.

Cette adaptation de nos activités a permis aux plus vulnérables de tenir face à la crise et de se sentir soutenus, malgré un contexte très difficile.  La reprise des activités habituelles aura lieu dès que possible.