L’émigration : la solution pour un meilleur avenir

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Dans une région où l’activité économique est au plus bas et le taux de chômage particulièrement élevé, nombreux sont ceux qui restent très défaitistes. Confrontés à des échecs à répétition, beaucoup de jeunes estiment que leur seule chance d’avoir une vie meilleure est de quitter leur pays.

S’engager contre la jeunesse sacrifiée

Résultat : l’année dernière, 22 jeunes du village de Saré Yoba sont morts en méditerranée alors qu’ils tentaient la traversée pour rejoindre l’Europe. Bacary, 39 ans, fait partie de ceux qui y ont cru, mais depuis sa vision des choses a bien changé.

Dans la région, les infrastructures éducatives ne sont vraiment pas à la hauteur. Il n’y en a pas assez et celles qui existent sont souvent privées d’eau ou d’électricité, ça n’est pas très engageant. Mais le vrai problème, c’est qu’après les études, il n’y a de toute façon rien à faire ici, c’est terrible. Les jeunes voient leurs grands frères échouer malgré l’école, c’est un très mauvais exemple. C’est pour ça que plus de la moitié d’entre eux veut partir. Personnellement, j’ai tenté la traversée, j’ai passé trois ans sur la route et j’ai perdu des millions de Francs CFA. Avec le recul, je réalise que c’était du suicide. »

C’est pourquoi, aujourd’hui, Bacary est très engagé auprès de sa communauté pour faire la promotion du centre de formation professionnelle. Il se sert de son expérience d’échec pour motiver les jeunes et les convaincre de s’investir dans leurs études.

Je veux qu’ils comprennent qu’une qualification professionnelle est obligatoire. C’est comme ça qu’ils pourront exercer un métier et s’en sortir », conclut Bacary.

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