Un centre de reconstruction en Haïti

L’urgence aujourd’hui, c’est la reconstruction pour demain

Publié dans Projets

Soutenir le secteur clé de l’éducation

Haïti avant le séisme, c’était 600 000 enfants qui n’allaient pas à l’école, 3 millions d’analphabètes (1 Haïtien sur 3), un pays dépourvu de formations professionnelles. La catastrophe de janvier 2010 n’a évidemment rien arrangé. La rentrée scolaire a pu se faire en octobre 2010 mais dans des conditions difficiles : les familles ne peuvent plus payer les frais de scolarité, le matériel ou même le déjeuner à l’école. Une collation qui ne coûte que 2 euros par jour et par enfant. Une somme dérisoire ici, impossible à trouver sur place.

Aide et Action, en partenariat avec Restaurants sans Frontières, a donc fait construire une cantine scolaire pour permettre aux 1000 enfants de Léôgane d’avoir au moins un repas chaud au quotidien. Toujours dans le cadre de « Nap Vanse », l’association accompagne les écoles pour les équiper en compas, équerres, règles … autant d’outils qui ne sont ainsi plus à la charge des familles. Aide et Action soutient également la formation des maîtres sur la prévention des risques et la préservation de l’environnement.

Innover et favoriser l’emploi

« A la nécessité d’une bonne coordination s’ajoute celle de l’imagination pour élaborer des solutions novatrices. Le défi important est celui de la création d’emplois », insiste Nesmy Manigat, Directeur d’Aide et Action Amérique Latine-Caraïbes. Mais la tâche est immense. « L’Etat n’a pas les moyens, ce ne sont pas les budgets de la reconstruction qui vont nous aider à faire ça, ce ne sont pas non plus les relations d’état à état. La solution, c’est le maillage école-entreprises », a expliqué le Ministre de l’éducation nationale Haïtien lors de la signature à Paris le 1er Juillet 2010 du projet « Adelante ».

Une formation en journalisme en partenariat avec le Centre Français de Perfectionnement en Journalisme a débuté à la mi-septembre dans les locaux d’Aide et Action à Pétionville, celle-ci devrait permettre de former de jeunes Haïtiens aux techniques du journalisme. « Nous avons le souci de structurer ce métier. C’est un élément puissant du renforcement de la démocratie et de l’état de droit », insiste Jacky Lumarque, Recteur de l’Université de Quisqueya.

Un projet de formation professionnelle

Former 2 000 jeunes haïtiens aux métiers du Bâtiment et des Travaux Publics en deux ans, voilà le défi auquel Aide et Action, l’Université Quisqueya, les ministères français et haïtien de l’Education nationale et le groupe Schneider Electric se sont engagés pour accompagner Haïti vers la reconstruction. Plus d’un million d’haïtien vit aujourd’hui sous des tentes, faute d’abris sûrs, les routes sont en piteux états et la plupart des bâtiments et institutions sont à terre. Dans ce contexte, il ne fait aucun doute que les métiers liés à la construction (Bâtiments, électricité, bois) sont la priorité. (La Banque Interaméricaine de Développement a identifié 25 spécialisations différentes telles que la plomberie, l’électronique, la réfrigération et les systèmes de refroidissement, la pêche, la construction pour lesquelles les besoins sont immenses.)

Signé le 1er juillet 2010, l’accord entre les 4 entités (ONG-Etat-Université publique et Entreprise Internationale) prévoit non pas de construire « à la place » des haïtiens, ce qui risquerait de prolonger l’assistanat d’une population démunie (Plus d’un haïtien sur 2 vit en dessous du seuil de pauvreté), mais plutôt de donner aux jeunes, fortement touchés par le chômage) les moyens de se former à ces métiers. Parmi les principaux objectifs de cet accord : la mise en place de programmes de formation adaptés aussi bien aux jeunes non-qualifiés que pour les futures enseignants haïtiens, la construction de centres professionnels dans les secteurs du bois, des bâtiments et de l’électricité et l’amélioration des infrastructures et équipements de formation.

L’implication d’un groupe tel que Schneider Electric, du ministère de l’éducation nationale et de partenaires comme les Chambres de commerces des villes de Léogâne, Jacmel et Port-au-Prince ainsi que des associations de professionnels du BTP permettra la naissance d’une main d’œuvre capable de répondre aux besoins du marché. Une nécessité étant donnée la pénurie d’ouvriers qualifiés dont souffre Haïti.

> Pour en savoir plus sur le projet

« Nous sommes tous haïtiens » : restons-le

Au lendemain du séisme, de nombreuses entreprises ont envoyé de l’eau et des vivres, des bénévoles se sont mobilisés en France et à l’étranger pour soutenir les victimes. Le monde du spectacle s’est lui aussi montré solidaire pour récolter des fonds bien sûr, mais surtout pour envoyer un signal fort au peuple haïtien. Cette mobilisation exemplaire doit aujourd’hui perdurer.
« Quand on dort sous une tente et qu’on ne sait pas si on pourra envoyer son enfant à l’école, si on aura du travail, si on sortira ou non des camps de déplacés et si l’on ne risque pas de tomber malade, à votre avis, comment est le morale du peuple haïtien ? », s’indigne Martine Denis Chandler.
C’est pour maintenir ce lien de solidarité qu’Aide et Action propose aujourd’hui aux parrains du projet Nap Vanse d’échanger régulièrement avec les équipes dominicaines et haïtiennes au travers d’un blog. Objectif : suivre au quotidien l’avancée de la reconstruction mais plus encore témoigner individuellement de leur soutien à Haïti. Ces messages forts seront sans aucun doute une source de réconfort et d’espoir dans les mois à venir.

Vue sur un chantier

L’urgence aujourd’hui, c’est la reconstruction pour demain


La reconstruction du pays, confiée en avril 2010 au Comité Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), n’a pas véritablement commencé. Au niveau local, Aide et Action a déjà soutenu plus de 8 000 familles et enfants et reconstruit plus de 40 salles de classe. Mais le pays manque  d’une politique nationale de reconstruction. Aide et Action a identifié les secteurs clés, qui permettraient aujourd’hui à la nation de sortir de la misère.

Soutenir le secteur clé de l’éducationHaïti avant le séisme, c’était 600 000 enfants qui n’allaient pas à l’école, 3 millions d’analphabètes (1 Haïtien sur 3), un pays dépourvu de formations professionnelles. La catastrophe de janvier 2010 n’a évidemment rien arrangé. La rentrée scolaire a pu se faire en octobre 2010 mais dans des conditions difficiles : les familles ne peuvent plus payer les frais de scolarité, le matériel ou même le déjeuner à l’école. Une collation qui ne coûte que 2 euros par jour et par enfant. Une somme dérisoire ici, impossible à trouver sur place.Aide et Action, en partenariat avec Restaurants sans Frontières, a donc fait construire une cantine scolaire pour permettre aux 1000 enfants de Léôgane d’avoir au moins un repas chaud au quotidien. Toujours dans le cadre de « Nap Vanse », l’association accompagne les écoles pour les équiper en compas, équerres, règles … autant d’outils qui ne sont ainsi plus à la charge des familles. Aide et Action soutient également la formation des maîtres sur la prévention des risques  et la préservation de l’environnement.

Innover et favoriser l’emploi

« A la nécessité d’une bonne coordination s’ajoute celle de l’imagination pour élaborer des solutions novatrices. Le défi important est celui de la création d’emplois », insiste Nesmy Manigat, Directeur d’Aide et Action Amérique Latine-Caraïbes. Mais la tâche est immense. « L’Etat n’a pas les moyens, ce ne sont pas les budgets de la reconstruction qui vont nous aider à faire ça, ce ne sont pas non plus les relations d’état à état. La solution, c’est le maillage école-entreprises », a expliqué le Ministre de l’éducation nationale Haïtien lors de la signature à Paris le 1er Juillet 2010 du projet « Adelante ».
Une formation en journalisme en partenariat avec le Centre Français de Perfectionnement en Journalisme a débuté à la mi-septembre dans les locaux d’Aide et Action à Pétionville, celle-ci devrait permettre de former de jeunes Haïtiens aux techniques du journalisme. « Nous avons le souci de structurer ce métier. C’est un élément puissant du renforcement  de la démocratie et de l’état de droit », insiste Jacky Lumarque, Recteur de l’Université de Quisqueya.
Un projet de formation professionnelle

Former 2 000 jeunes haïtiens aux métiers du Bâtiment et des Travaux Publics en deux ans, voilà le défi auquel Aide et Action, l’Université Quisqueya, les ministères français et haïtien de l’Education nationale et le groupe Schneider Electric se sont engagés pour accompagner Haïti vers la reconstruction. Plus d’un million d’haïtien vit aujourd’hui sous des tentes, faute d’abris sûrs, les routes sont en piteux états et la plupart des bâtiments et institutions sont à terre. Dans ce contexte, il ne fait aucun doute que les  métiers liés à la construction (Bâtiments, électricité, bois) sont la priorité. (La Banque Interaméricaine de Développement a identifié 25 spécialisations différentes telles que la plomberie, l’électronique, la réfrigération et les systèmes de refroidissement, la pêche, la construction pour lesquelles les besoins sont immenses.)
Signé le 1er juillet 2010, l’accord entre les 4 entités (ONG-Etat-Université publique et Entreprise Internationale) prévoit non pas de construire « à la place » des haïtiens, ce qui risquerait de prolonger l’assistanat d’une population démunie (Plus d’un haïtien sur 2 vit en dessous du seuil de pauvreté), mais plutôt de donner aux jeunes, fortement touchés par le chômage) les moyens de se former à ces métiers. Parmi les principaux objectifs de cet accord : la mise en place de programmes de formation adaptés aussi bien aux jeunes non-qualifiés que pour les futures enseignants haïtiens, la construction de centres professionnels dans les secteurs du bois, des bâtiments et de l’électricité et l’amélioration des infrastructures et équipements de formation.
L’implication d’un groupe tel que Schneider Electric, du ministère de l’éducation nationale et de partenaires comme les Chambres de commerces des villes de Léogâne, Jacmel et Port-au-Prince  ainsi que des associations de professionnels du BTP permettra la naissance d’une main d’œuvre capable de répondre aux besoins du marché. Une nécessité étant donnée la pénurie d’ouvriers qualifiés dont souffre Haïti.
« Nous sommes tous haïtiens » : restons-le

Au lendemain du séisme, de nombreuses entreprises ont envoyé de l’eau et des vivres, des bénévoles se sont mobilisés en France et à l’étranger pour soutenir les victimes. Le monde du spectacle s’est lui aussi montré solidaire pour récolter des fonds bien sûr, mais surtout pour envoyer un signal fort au peuple haïtien. Cette mobilisation exemplaire doit aujourd’hui perdurer.
« Quand on dort sous une tente et qu’on ne sait pas si on pourra envoyer son enfant à l’école, si on aura du travail, si on sortira ou non des camps de déplacés et si l’on ne risque pas de tomber malade, à votre avis, comment est le morale du peuple haïtien ? », s’indigne Martine Denis Chandler.
C’est pour maintenir ce lien de solidarité qu’Aide et Action propose aujourd’hui aux parrains du projet Nap Vanse d’échanger régulièrement avec les équipes dominicaines et haïtiennes au travers d’un blog. Objectif : suivre au quotidien l’avancée de la reconstruction mais plus encore témoigner individuellement de leur soutien à Haïti. Ces messages forts seront sans aucun doute une source de réconfort et d’espoir dans les mois à venir.