Un camp en Haïti

Nap Vanse : Haïti a besoin d’aide et de solidarité

Publié dans Projets

« Si vous venez à Port-au-Prince, vous verrez les débris qui jonchent le sol et les difficultés rencontrées pour reconstruire les écoles », insiste une étudiante haïtienne. Moins d’un an après le séisme du 12 janvier 2010, qui a détruit 80% des écoles de la capitale, Haïti est toujours un vaste champ de ruine. « Aujourd’hui nous manquons cruellement de matériel didactique, de mobilier, de guides pédagogiques. Il nous faut aussi acheter de l’eau pour les enfants », explique Béatrice Ambroise, Directrice de l’école La Rochefoucauld à Léogâne. La rentrée scolaire a pu se faire en octobre 2010 mais dans des conditions extrêmement difficiles, la plupart des jeunes étant encore traumatisés par l’expérience qu’ils ont vécue. « Quand la terre a commencé à trembler, j’étais sous ma douche. J’ai couru vers l’extérieur et j’ai vu les bâtiments s’effondrer. Dans les jours qui ont suivi, les gens dormaient dehors. Tout le monde criait et en appelait à Dieu. Dieu, c’était la seule personne avec qui les gens avaient envie de parler », insiste Juste Yousten Love Cassagnol, 18 ans et élève à l’école La Rochefoucauld de Léogâne. « Depuis ce jour-là, je ne me sens pas très bien. J’ai du mal à me concentrer. Avant j’étudiais bien à l’école, maintenant je n’y arrive plus. Il y a beaucoup de choses que je n’arrive plus à supporter ».

Urgence : soutenir et reconstruire

C’est pour venir en aide à cette population traumatisée qu’Aide et Action a lancé au lendemain de la catastrophe le projet Nap Vanse (« Nouveau Départ » en créole). Première étape : la mise en place d’activités ludiques et pédagogiques pour permettre aux plus jeunes d’exprimer leurs angoisses et de retrouver au plus vite le sentiment d’une vie normale. Près d’un an après le drame, l’heure est désormais à la reconstruction. Après avoir bâti des écoles sans murs, pour permettre aux enfants de réintégrer des classes « en dur » sans craindre d’être pris au piège an cas de secousse, l’association est présente au quotidien pour accompagner les familles, qui n’ont plus les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école. Certaines n’ont plus de quoi payer les frais de scolarité, le matériel ou même le déjeuner, même si une collation ne coûte que deux euros par jour et par enfant. Aide et Action avec Restaurants sans Frontières, a donc fait construire une cantine scolaire pour permettre, à terme, à près de 1 000 enfants de Léogâne d’avoir au moins un repas chaud au quotidien.

Dans le cadre de « Nap Vanse », Aide et Action accompagne aussi les écoles pour les équiper en compas, équerres, règles, etc. Autant d’outils que les familles n’ont ainsi plus à se procurer. Aide et Action soutient également la formation des maîtres sur la prévention des risques et la préservation de l’environnement. « Certains vont me dire que l’urgence n’est pas l’éducation. Pourtant, si l’on avait appris aux enfants le comportement à avoir en cas de séisme, énormément de vies auraient pu être sauvées » , explique Martine Denis Chandler, étudiante au sein du Master en Journalisme, proposé par le CFPJ et l’Université Quisqueya et accueilli depuis septembre 2010 dans les locaux d’Aide et Action à Pétionville.

Aide et Action appelle les autorités haïtiennes à prendre des décisions durables pour favoriser le retour à l’emploi de la population et initier ainisi la reconstruction du pays. Retrouvez ici la tribune de Nesmy Manigat, Directeur d’Aide et Action Amérique Latine-Caraïbes, publiée sur le monde.fr

Nap Vanse : Haïti a besoin d’aide et de solidarité

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« Si vous venez à Port-au-Prince, vous verrez les débris qui jonchent le sol et les difficultés rencontrées pour reconstruire les écoles », insiste une étudiante haïtienne. Moins d’un an après le séisme du 12 janvier 2010, qui a détruit 80% des écoles de la capitale, Haïti est toujours un vaste champ de ruine. « Aujourd’hui nous manquons cruellement de matériel didactique, de mobilier, de guides pédagogiques. Il nous faut aussi acheter de l’eau pour les enfants », explique Béatrice Ambroise, Directrice de l’école La Rochefoucauld à Léogâne. La rentrée scolaire a pu se faire en octobre 2010 mais dans des conditions extrêmement difficiles, la plupart des jeunes étant encore traumatisés par l’expérience qu’ils ont vécue. « Quand la terre a commencé à trembler, j’étais sous ma douche. J’ai couru vers l’extérieur et j’ai vu les bâtiments s’effondrer. Dans les jours qui ont suivi, les gens dormaient dehors. Tout le monde criait et en appelait à Dieu. Dieu, c’était la seule personne avec qui les gens avaient envie de parler », insiste Juste Yousten Love Cassagnol, 18 ans et élève à l’école La Rochefoucauld de Léogâne. « Depuis ce jour-là, je ne me sens pas très bien. J’ai du mal à me concentrer. Avant j’étudiais bien à l’école, maintenant je n’y arrive plus. Il y a beaucoup de choses que je n’arrive plus à supporter ».

Urgence : soutenir et reconstruire

C’est pour venir en aide à cette population traumatisée qu’Aide et Action a lancé au lendemain de la catastrophe le projet Nap Vanse (« Nouveau Départ » en créole). Première étape : la mise en place d’activités ludiques et pédagogiques pour permettre aux plus jeunes d’exprimer leurs angoisses et de retrouver au plus vite le sentiment d’une vie normale. Près d’un an après le drame, l’heure est désormais à la reconstruction. Après avoir bâti des écoles sans murs, pour permettre aux enfants de réintégrer des classes « en dur » sans craindre d’être pris au piège an cas de secousse, l’association est présente au quotidien pour accompagner les familles, qui n’ont plus les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école. Certaines n’ont plus de quoi payer les frais de scolarité, le matériel ou même le déjeuner, même si une collation ne coûte que deux euros par jour et par enfant. Aide et Action avec Restaurants sans Frontières, a donc fait construire une cantine scolaire pour permettre, à terme, à près de 1 000 enfants de Léogâne d’avoir au moins un repas chaud au quotidien.

Dans le cadre de « Nap Vanse », Aide et Action accompagne aussi les écoles pour les équiper en compas, équerres, règles, etc. Autant d’outils que les familles n’ont ainsi plus à se procurer. Aide et Action soutient également la formation des maîtres sur la prévention des risques et la préservation de l’environnement. « Certains vont me dire que l’urgence n’est pas l’éducation. Pourtant, si l’on avait appris aux enfants le comportement à avoir en cas de séisme, énormément de vies auraient pu être sauvées » , explique Martine Denis Chandler, étudiante au sein du Master en Journalisme, proposé par le CFPJ et l’Université Quisqueya et accueilli depuis septembre 2010 dans les locaux d’Aide et Action à Pétionville.

Aide et Action appelle les autorités haïtiennes à prendre des décisions durables pour favoriser le retour à l’emploi de la population et initier ainisi la reconstruction du pays. Retrouvez ici la tribune de Nesmy Manigat, Directeur d’Aide et Action Amérique Latine-Caraïbes, publiée sur le monde.fr