Davos : L’ONG Oxfam dénonce une nouvelle fois la croissance des inégalités


A la veille du Forum Mondial de Davos (23-26 janvier 2018), l’ONG Oxfam lance un appel aux dirigeants pour que l’économie fonctionne pour tous et pas uniquement pour une riche minorité. En s’appuyant sur les conclusions d’un nouveau rapport, « Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent », l’ONG dénonce la concentration de la richesse dans les mains d’une poignée d’individus et l’augmentation inédite des inégalités.

1% de la planète possède 82% des richesses

En effet, la richesse des 1% les plus riches de la planète a augmenté de 13% depuis 2010 par année avec un pic entre mars 2016 et mars 2017. Pour l’ONG il s’agit de la période, « où s’est produite la plus grande augmentation de l’histoire en nombre de personnes dont la fortune dépasse le milliard de dollars, au rythme de 9 nouveaux milliardaires par an ». A côté de cela, plus de 850 millions de personnes vivent toujours dans l’extrême pauvreté avec moins de 2 dollars par jours. En 2017, 82 % de la croissance a profité aux 1 % les plus riches alors que les 50 % les plus pauvres n’en ont récupéré que des miettes. En France, les inégalités se creusent aussi : les 10 % les plus riches détiennent plus de la moitié des richesses nationales quand les 50 % les plus pauvres bénéficient de seulement 5 %.

Le système économique actuel en échec

Pour Oxfam, le nombre croissant de milliardaires est un symptôme de l‘échec du système économique. Ce dernier échoue principalement à offrir une vie meilleure au plus grand nombre. Les femmes, qui occupent pour la plupart des professions plus précaires pour des salaires plus bas, en sont les principales victimes. Devant un tel tableau, Oxfam lance un appel  à Emmanuel Macron pour l’adoption d’une loi contre les inégalités au service de l’intérêt général, l’Ong préconise entre autres la limitation des dividendes pour les actionnaires et les dirigeants d’entreprises, la fin de la brèche salariale entre hommes et femmes ainsi que la lutte contre l’évasion fiscale.