Education et moyens de subsistance pour une vie digne

©PO Martin-Boban

Contexte

Malgré des avancées significatives dans le domaine de l’éducation, près de la moitié de la population népalaise reste analphabète, une situation exacerbée par des conditions socioéconomiques inégales et une infrastructure technologique limitée. Ces inégalités se sont encore aggravées avec la pandémie de COVID-19. Malgré la fermeture des écoles, des tentatives ont été faites pour poursuivre l’apprentissage par le biais d’émissions en ligne, à la télévision, à la radio et sur d’autres plateformes virtuelles, mais la fracture numérique existante a constitué un défi majeur. Sur le front de l’emploi, l’impact de la COVID-19 était déjà visible dans les pertes de salaires, les suppressions d’emplois et les fermetures de petites entreprises, ce qui a gravement affecté le contexte socioéconomique du pays. Selon l’UNESCO, les personnes marginalisées – migrants, travailleurs informels, y compris les femmes, communautés Dalit, Madhesi et Janjati socialement exclues et défavorisées – ont été parmi les plus touchées.

Le district de Rautahat a le taux d’alphabétisation le plus faible parmi les 75 districts du Népal. Ce district est principalement peuplé de Dalits (Intouchables, la plus « basse » caste) et de musulmans. Malgré la décision du gouvernement de rendre l’éducation accessible à tous les enfants, près d’un tiers d’entre eux n’y ont pas accès à l’école. Ainsi, malgré la proximité des écoles, les enfants issus des communautés Dalit et musulmane n’y vont pas. Le manque de sensibilisation et la pauvreté sont les raisons du faible taux d’inscription scolaire. Ces enfants finissent par travailler en s’occupant d’animaux et/ou en cassant des pierres. Une fois adultes, ils migrent vers les villes indiennes à la recherche d’un emploi. Selon une estimation, plus de 50 000 jeunes du district ont quitté le district en quête d’un emploi.

Objectifs du projet

Permettre aux enfants marginalisés non scolarisés d’accéder à une éducation primaire de qualité ; travailler sur l’amélioration de l’accessibilité et de la rétention des enfants dans les écoles ; améliorer leurs compétences en matière d’apprentissage des « 3R » (Reading, Writing and Arithmethic – lecture, écriture et arithmétique) ; renforcer la gouvernance scolaire par la participation de la communauté aux réunions du comité de gestion scolaire ; l’engagement de la communauté par le biais des comités de mères et des groupes d’enfants améliore la qualité de l’éducation et des installations dans les écoles ; le projet vise également à renforcer les capacités des jeunes issus de milieux défavorisés et à leur permettre d’accéder à des moyens de vie dignes. 

En 2020 : pendant le confinement, le projet s’est concentré sur la fourniture de matériel de secours et la sensibilisation des enfants et de leurs familles aux mesures barrières contre la COVID-19 ; pour assurer la poursuite de l’apprentissage pendant la fermeture des écoles, le projet a diffusé des classes d’apprentissage virtuel, par le biais de la radio FM locale, qui ont bénéficié à de nombreux enfants dans la zone d’intervention du projet ; une connexion forte a été développée avec le système de gouvernance locale qui a aidé à mobiliser des ressources supplémentaires et a également veillé à ce que les plus nécessiteux aient accès au soutien ; une approche similaire a été suivie dans trois autres projets opérant dans les districts de Sarlahi, Katmandou et Lalitpur au Népal. 

Objectifs du projet

Community Power

Retrouvez tous les autres projets menés par Aide et Action au Népal dans notre dernier Rapport d’Activités

Lieu du projet / Népal,
Région / Asie du sud, Népal
Domaine / Accès et qualité de l’éducation, Éducation à la vie et aux moyens de subsistance, Éducation des femmes et des filles, Formation professionnelle
Durée / 2020
Le projet concerne /
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